mardi 19 octobre 2010
Ségolène, bombe sexuelle ou succube maléfique ?
mercredi 28 octobre 2009
Pan ! Dans l'œil !
c’est l’élan de mon cœur
mais montre-moi ton con
auprès de la fenêtre»
Benjamin PÉRET, 1929.

Lorsqu’ils visitent le Philadelphia Museum of Art, beaucoup de spectateurs passent à côté d’Étant donnés : 1° La Chute d’Eau / 2° Le Gaz d’Éclairage — l’œuvre se trouve dans une petite salle sombre, adjacente à la salle consacrée au Grand Verre et aux autres œuvres de Marcel Duchamp. Le sol est tapissé de moquette, conférant à l’endroit une atmosphère feutrée que l’on ne retrouve pas dans le reste des salles consacrées à l’art du XXème siècle, car le parquet y fait résonner les pas des spectateurs.
D’Étant donnés, on ne voit d’abord que la porte, une porte en bois massive, à deux battants, que rien ne semble pouvoir ouvrir.
Si l’on s’approche un peu au lieu de retourner sur ses pas, on verra se dessiner deux points lumineux rompant avec la pénombre ambiante. Ce sont deux petits trous, forés dans le bois de la porte. La distance qui les sépare l’un de l’autre correspond à l’écartement moyen des yeux humains.
La curiosité et le mimétisme faisant leur œuvre, les yeux du spectateur iront s’accoler aux œilletons de la porte. La lumière est alors si vive comparée à la pénombre de la salle où il se trouve que c’est tout juste si le spectateur ne fait pas un bond dans une autre dimension. Il se trouve projeté devant une scène pour le moins étrange, un spectacle qui tient du diorama autant que du peep show.
Car ce qu’il voit à travers une mandorle de pénombre, à travers l’échancrure percée dans le pan d’un mur de briques rouges, c’est un corps inanimé — celui d’une femme nue, couchée sur le dos, au milieu d’un enchevêtrement de branchages desséchés. Derrière elle, un paysage de collines et d’arbres dont le bleu du ciel est à peine troublé par quelques nuages moutonneux.
Mais ce qu’il voit surtout, c’est que cette femme écarte les jambes vers lui, révélant ainsi ce qui reste habituellement caché — sa cuisse gauche est un peu relevée tandis que sa jambe droite se projette vers lui, presque une ligne de fuite.
Ce qui, en premier lieu, s’est offert à sa vue à travers les œilletons de la porte, c’est une vulve baignée par la lumière : il n’y a pas de zones sombres, pas de toison brune dissimulant les replis intimes. La vulve est dévoilée, lisse et bombée, mise à nu par l’épilation. Et puis, une fois passée la stupéfaction initiale, le spectateur regardera plus attentivement, se rendant compte que le sexe qui s’ouvre devant lui ne ressemble pas exactement à ce qu’il a pu voir de l’anatomie féminine en général, c’est plus une vision de l’ordre de la blessure.
Troublé, il dirigera son regard vers le paysage, cherchant des indices, une explication...
Ses yeux s’arrêteront sur la lampe à gaz que la femme tient à bout de bras, il en émane une faible lumière verdâtre. Étrange, que fait cette lampe au sein d’un espace aussi lumineux, se demandera-t-il avant que son attention ne se porte sur la main qui serre le manche du bec de gaz ; les doigts sont grossièrement représentés et la main en devient presque obscène, quelque chose d’inquiétant s’en dégage, il ne saurait dire quoi...
Soudain, à droite du bec de gaz, il aperçoit la chute d’eau, scintillante et mouvante, elle semble presque réelle, mais lui ne s’en laisse pas compter, il est déjà allé dîner au restaurant chinois, et a vu maintes fois de semblables cascades se déverser éternellement sur fond de chromos soigneusement encadrés.
Ses yeux se reportent vers le sexe, il se prend à imaginer pareille cascade inondant les replis de cette vulve... lorsque sa rêverie prend fin, il scrute à nouveau le corps étendu face à lui ; étudie la peau claire et grumeleuse, un peu fissurée par endroits, remarque la mèche de cheveux blonds qui dissimule le visage du mannequin, le sein gauche qui s’étale sur les brindilles, la touffe de poils blonds qui orne l’aisselle gauche.
Sans trop y croire, il essaye de se déplacer afin d’apercevoir, qui sait, un morceau de visage, un petit bout d’épaule droite ; mais il ne voit rien de plus, ses yeux sont corsetés par les œilletons.
La porte ne s’ouvrira pas. Elle est condamnée.
Vue du dispositif tiré duManual of Instructions for Marcel Duchamp Étant donnés : 1° La Chute d’Eau / 2° Le Gaz d’Éclairage,
Philadelphia Museum of Art
Sur Marcel Duchamp :
http://www.marcel-duchamp.com/
http://www.toutfait.com/
mardi 15 septembre 2009
Sous les jupes des filles

Ce fantasme a donné lieu à bien des réclames vantant les mérites de lunettes soit-disant conçues pour voir à travers les vêtements.
Las, ce sont des pièges à gogos, tout le monde sait ça !
Aujourd'hui, sur le web, il existe un moyen de satisfaire ce désir inavouable : cette initiative d'un particulier remporte un immense succès. Qui n'a pas entendu parler de Guess Her Muff ?
Pour ceux qui ne connaissent pas encore, c'est un blog tenu par un véritable passionné — j'ai été fort étonnée d'apprendre que toutes les photos qu'il publie font partie de sa collection personnelle — proposant aux curieux de tout poil de tenter de deviner à quoi peuvent bien ressembler les chattes de toutes ces femmes qui posent devant l'objectif, habillées de pied en cap et vaquant à leurs occupations de tous les jours.

Une fois l'hypothèse émise, il suffit de cliquer sur un lien, et là, comme par magie, la demoiselle apparaît complètement dévêtue, adoptant même, parfois, des positions défiant les lois de la gravité !
Pas étonnant qu'un tel blog puisse susciter de fortes addictions, en particulier chez la gente masculine...
À cette démarche de collectionneur s'oppose celle d'un artiste, Reynald Drouhin, qui, dans une œuvre de 2005 sobrement intitulée Mise à nu, met en scène ce fantasme tout en instillant dans le dispositif un effluve de frustration ; il suffit de caresser ces femmes qui passent à toute vitesse, raides comme des piquets, avec la flèche de votre souris et elles perdent instantanément leur vêtements. Pour peu que vous vous essayiez à cliquer, vous les verrez de dos. Avec davantage de dextérité vous parviendrez même à ralentir le rythme du défilement.

Or, la mauvaise résolution des images frustre la pulsion scopique et, contrairement à celles de Guess Her Muff, ces femmes ne s'offrent pas ; elles restent froides et droites, inaccessibles, numériques. Elle ne sont pas véritablement des êtres faits de chair, mais d'incomplets fantasmes, d'obscurs alignements de 0 et de 1.
Pas de dimension haptique dans cette œuvre donc, pas d'assouvissement pour le spectateur non plus, seulement un concentré de pulsion scopique, immédiatement déçue mais renouvelable à l'infini.
mercredi 8 avril 2009
Là où il y a de la gêne...
Il n'y a décidément pas de plaisir !
Aux États-Unis, on légifère sur tout et n'importe quoi, voici donc un florilège des lois les plus insolites régissant les comportements sexuels :
1 - A Bakersfield en Californie, si vous prévoyez d'avoir des relations sexuelles avec Satan, vous devez utiliser des préservatifs.
2 - En Floride, il est interdit de tripoter un porc-épic.
3 - Au Minnesota, on ne peut pas avoir de relations sexuelles avec un poisson vivant. Par contre, s'il est mort, tout est possible.
4 - A Dyersburg (Tennessee), il est interdit pour les femmes de proposer un rendez-vous galant à un homme.
5 - A Merryville (Missouri), les femmes ne doivent pas tenter de modifier leur tour de taille : de ce fait, les corsets sont interdits.
6 - En Alabama, la vente de jouets sexuels est interdite.
7 - Dans l'état de Washington, il est tout à fait légal de faire l'amour avec un animal, à condition qu'il ne pèse pas plus de
8 - A Washington D.C., le missionnaire est la seule position autorisée.
9 - Au Colorado, il est interdit d'embrasser une femme qui dort.
10 - Dans l'Utah, il est interdit d'avoir des relations sexuelles avec des animaux contre de l'argent.
source : http://www.zigonet.com/
samedi 28 mars 2009
mercredi 25 mars 2009
Le potentiel érotique des chaussettes masculines

Après de longs atermoiements, je finis par lui faire part de mon tropisme pour ces sous-vêtements qui vont par paires, et c’est avec un enthousiasme non feint qu’il accepta de se plier à mes désirs. Sa propension à conserver ses chaussettes durant l’acte sexuel avait dû être trop longtemps bridée, le frustrant terriblement. Il était bien meilleur amant une fois ses pieds soigneusement emmaillotés. Une différence de taille si j’ose dire… Il apportait un soin tout particulier au choix de ses chaussettes, et poussait le zèle jusqu’à les assortir à ses caleçons, habillant ses orteils avec classe et élégance.
À partir de là, il ne me fût plus jamais donné de voir ses pieds, qui demeuraient couverts en toute occasion, mais il ne me vint jamais l’idée de m’en plaindre. Aujourd’hui encore, ses chaussettes, qu’elles soient noires, colorées ou ornées de motifs, provoquent en moi de délicieux frissons ; l’excitation me saisit à chaque fois que je vois ses pieds gainés de fil d'Écosse.
vendredi 2 mai 2008
Le Monde Flottant : Pornorigami

Je viens de tomber sur un site plutôt étrange consacré à la pratique de l'origami pornographique : origami underground. On y trouve des tutoriaux pour réaliser des pliages plus ou moins licencieux.
Enfin un passe-temps sain et constructif ! Voici quelques exemples, et maintenant c'est à vous de jouir ! Pardon, de jouer...
Le Monde Flottant : Shunga
Ce genre de gravures, très en vogue à l'époque d'Edo (1600-1868), a progressivement disparu avec l'apparition de la photographie, mais reste très prisé par les collectionneurs.
Shunga signifie "image du printemps", une belle métaphore pour désigner l'acte sexuel, et pour cause, les organes sexuels sont invariablement représentés gonflés et turgescents, pareils à des bourgeons ou des fleurs en train d'éclore. Traités avec force détails, comme de deuxièmes visages, les sexes ainsi dépeints confèrent aux shunga un parfum d'obscénité qui n'a rien à envier à notre pornographie occidentale.

jeudi 1 mai 2008
Mythe Bolchevique : 28,5 cm, le pénis de Raspoutine
C’est en écoutant une chanson de Boney M que je me suis souvenue du pénis de Raspoutine, russia's greatest love machine, son histoire est plutôt rocambolesque mais néanmoins passionnante...Le monstrueux service trois pièces du moine aurait été précieusement conservé dans du formol après son assassinat en 1916. Depuis, la question reste ouverte, s'agit-il du vrai, est-ce un faux ?
D’abord aux mains d’un groupe de femmes russes expatriées à Paris, qui le vénéraient comme symbole de fertilité, il fut finalement récupéré par la fille de Raspoutine et racheté à sa mort par un certain Michael Augustine. Mais cet Augustine joua un vilain tour au fameux pénis en essayant d’y substituer un vulgaire concombre de mer lors d’une vente aux enchères…
Vestige d’un temps révolu ou l’on pouvait voir les bites de moines, il a été vendu pour la modique somme de 6600 euros par un collectionneur d’antiquités, finissant sa folle course au sein de la collection du musée de l’érotisme de Saint Pétersbourg.

Fièrement érigé, baignant dans un liquide jaunâtre, il pose maintenant aux côtés d’une greluche blonde, rendue rêveuse par la taille de l’engin.






