jeudi 8 janvier 2009

Quand les fumeurs passifs la ramenaient moins...


La pub drôle, effrayante, bizarre (rayer la mention inutile) de la semaine...
Un grand merci à Kasia

Les perles d'AdultFriendFinder cru 2009

Parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien, et par la même occasion à rigoler un peu, voilà quelques morceaux choisis en provenance directe de ma boîte de réception AFF.

Science-Fiction :
« Je m'appelle X23 ,

Je suis une entité humaine crée par un laboratoire de recherche sur le plaisir féminin, le CNRPF.
Je suis muni de 8 bras articulés (dont 6 invisibles) chacun équipés de deux mains à 10 doigts très habiles clonés sur les plus grands pianiste mondiaux. Je suis également animé par trois pénis à géométrie variable, vibrants et chauffants avec Airbag et ABS de série.
Tout mon corps est protégé par un tissu charnel avec reflet nacré fabriqué avec les derniers matériaux utilisés par l'aérospatiale pouvant résister a des environnement extreme et des température titanesque (-543°/+35000°)
Toute cette haute technologie est à la disposition de vos formes si délicieuses et de votre charme si naturel et sensuel.
Vous pouvez me rencontrer sur simple ajout de mon adresse mail sur votre messenger.

Je vous embrasse tendrement
Fin du programme »

Obséquieux :
« Bonsoir Madame,
Je viens vers vous, Madame, dans l'intention de vous invitez dans une relation galante pour le plaisir de chacun.
Bonne année.`»

Laconique et analphabète :
« on fai conaissance »

Disruptif :
« Hello, tu aimes faire pipi devant un mec puis te faire sucer gouluement ? »

Fâché avec les virgules :
« AHHHHHHHHHH grande coquine j`aime bien cela il fAUT se lâcher a fond alors imagine donc quelle sensation un black avec une grosse queue peux te fournir?
>
> une sensation forte avec tendresse alors moi je te la donnerai avec plaisir.
> superbe poitrine qui me fait déjà craque j aime les relation torride base sur le sens du respect donc j`aimerais bien te rencontrer pour prendre un café etc... et si affinité essaye de developer et mettre en pratique les miles et une facon et poses du KAMASUTRA »

Offre d’emploi :
« Hello
Nous sommes 2 beaux cadres dynamiques la trentaine, un directeur général et un responsable des ressources humaines à la recherche d'une jolie secretaire pour entretien d'embauche torride dans nos locaux.
Nous souhaiterions te faire passer un entretien tous les 2.
Nous t'accueillerons avec du champagne avant de t'expliquer ce que nous attendons d'une jeune et belle recrue motivée.
Au menu de notre entretien une visite de nos locaux pièce par pièce, une série de tests coquins avec tes 2 employeurs, un rafraichissement pour nous remettre de nos emotions...

En esperant avoir ta candidature tres vite dans notre boite
Sensuellement »

viedemerde.com :
« Journée de merde... Soirée de merde... L'année commence bien !
Au train où vont les choses, cela ne m'étonnera pas si tu ne me réponds pas ... Toujours est il que je me suis arrêté sur ton profil et que je voulais te faire un petit coucou ... et te souhaiter une bonne année avec tout ce qui va avec !
Bisous,
D. »

Tristement banal :
« salut, moi je suis intéréssé par une rencontre sans prise de tete et discrete. Je suis celibataire, jai 26ans et jhabite paris...voila bisous bisous »

mercredi 3 décembre 2008

Le polyamour, c'est byzance ou c'est prise de tête ?

Le concept de couple vivrait-il ses derniers instants ? Mille fois morcelé et recomposé, soumis aux affres du divorce et de la jalousie ; il fait désormais pâle figure à côté du concept diablement plus disruptif qu’est le polyamour.
Si le nom est affreux, la pratique semble agréable. Vivre des histoires d’amour multiples, varier les plaisirs, pourquoi pas. Mais qui dit amour dit exclusivité, comment laisser sa jalousie, pour une fois, au vestiaire — est-ce qu’il y a des techniques particulières ? Il semblerait qu’il n’y ait pas de règles précises en la matière, l’essentiel étant de savoir se montrer réactif.
Le polyamour n’est pas à l’amour ce que la partouze est au sexe, le polyamour est un style de vie.
Prenons pour exemple une soirée d’anniversaire organisée par un polyamoureux notoire, appelons le A pour respecter son anonymat. Étant donné que A invite son amoureuse B à son anniversaire, laissant de côté ses amoureuses C et D. Si nous considérons que B s’est vexée quand elle a appris qu’il l’avait invitée seulement parce que D ne pouvait pas venir et qu’elle décide donc d’amener son deuxième amoureux — que nous désignerons par X pour plus de commodité — avec elle. Vous me suivez toujours ? Bon, je continue. Alors B se pointe chez A avec X, qui n’avait pas été préalablement informé qu’ils se rendaient à l’anniversaire de l’autre amoureux de son amoureuse, déçu, il appelle son amoureuse Y pour ne pas se retrouver à tenir la chandelle comme un con. Or, c’est justement le moment que choisit C, fort à propos, pour débarquer à l’anniversaire de A : elle voulait lui faire une surprise, cette conne. Elle est abasourdie de se retrouver face à X, l’un de ses nombreux amoureux…
Ce genre de pratiques peut tourner au problème de maths ou au pugilat, au choix. Vous ne me ferez pas croire que le polyamour puisse être une pratique reposante. Pour en sortir indemne, il faut avoir un certain talent de manager, une bonne mémoire et surtout un sens de l’humour à toute épreuve.

lundi 17 novembre 2008

Femmes, enfants ou consommatrices ?



Voici une publicité print des années 1970 assez dérangeante. Elle m'a fait penser à une série de photographies de Brooke Shields prises par Gary Gross : The Woman in the Child. Ces photographies de Gary Gross, représentant l’actrice Brooke Shields à 10 ans, maquillée et nue dans son bain, ont été réalisées en 1975, avec le consentement du modèle et l’accord des parents... En particulier celui de la mère de l'actrice, Terry Shields, qui y voyait alors l'opportunité de construire la carrière de sa fille. Cependant, Brooke Shields intenta un procès contre Gary Gross en 1981, invoquant le préjudice que lui causait la diffusion de ces photographies. Le jugement fut rendu en 1983, donnant le droit à Ross de disposer librement de ces photographies.



Par le biais de ces photographies, Brooke Shield se retrouve investie d'une mission d'érotisation de l'enfance. On peut parler de mission parce qu'il y a un but purement mercantile à cette transgression ; elle répond à la volonté de l'industrie de la beauté, à la fin des années 70, d'élargir sa cible à un public toujours plus jeune, voire à de très jeunes filles, en surfant sur la vague de la libération de la femme. Brooke Shields perd donc son identité propre pour devenir un symbole, une icône, ou même une marque : c'est LA femme-enfant dans l'imaginaire collectif. C'est cette confusion entre identité, libération de la femme et marketing que Gary Gross a dépeint dans cette série de photographies. Et c'est sûrement pour cette raison que l'artiste Richard Prince choisira de s'approprier en la re-photographiant l'une des épreuves de Gary Gross.

By Richard Prince, Spiritual America. A Photograph of Brooke Shields by Garry Gross, 1983