mercredi 11 novembre 2009
mercredi 28 octobre 2009
Des perles, des perles, des perles !!!
Sur AdultFriendFinder ils ne se fatiguent pas, lançant toujours plus de perles dans ma direction, bien sûr je les attrape inlassablement au vol pour pouvoir vous en faire profiter...
Intraitable :
"Bonjour
pas mal ces lingeries mais j aprécie qu'une femme ne porte pas de culotte
J aime me faire obeir sans d'éternelles et pitoyables discussions
suis a clamart pas loin
50a mince bcbg cérébral exigeant et endurant"
Compliqué :
"Tu es typiquement le genre de fille qui me plaît mais à qui je ne plais pas du tout et que je ne supporterais pas plus de 10 secondes dans la vie.
Enfin, en même temps, si j'ai l'impression que tu es un fille plutôt originale et donc intéressante, il me semble que pour quelqu'un qui promet l'orgie alors que sa sexualité à plutôt l'air de se résumer à la masturbation, c'est pas très convaincant. Tu en conviendras (ou pas, j'm'en fous).
Et puis, qu'est-ce que vient faire une artiste (-tellement de gens se disent artistes aujourd'hui que pour l'être vraiment ou en tout cas pour être vraiment original, il suffirait presque de le taire...-) bobo un peu intello (et qui aime bien le montrer ou encore qui fait montre) sur un site de cul plutôt gras ? Qu'est-ce que tu crois qu'on en a à foutre que t'aies lu Dostoïevski ? Et Georges Bataille ... à moins que tu veuilles qu'on te pisse dessus ?! Quant à Bukowski, trop galvaudé. (Hank, j'crois qu'il t'aurait sodomisée à sec. Et tu serais repartie en pleurant sans demander ton reste). Truffaut, Godard, ... pff ! l'archétype de la rebelle des beaux quartiers.
Bon, voilà. Je vais pas essayer de te séduire. Ce ne serait que pure perte de temps !
Adieu, laure-gi-bier des gogos bobos bonobos."
Coach sportif :
"Bonjour Ted pompier de Paris au physique athlétique spécialiste de gymnastique desireux de faire votre connaissance est ce possible??? Je suis libre dans la semaine si ça vous dit ??? Bizzzz"
Inconstant :
"Salut,
Je ne viens jamais ici, je suis homo mais j'aimerais bien rencontrer des femmes mais elles sont souvent trop prude. Donc si je t'intéresse tu peux me joindre sur msn.
J'espère à bientôt."
Démon de midi :
"Bonjour,
Après avoir longtemps adoré les dames plus âgées et rondes, je suis devenu fatalement moi même un homme mûr qui, passé la quarantaine, commence à fantasmer paradoxalement sur une femme plus jeune : c'est un peu cliché mais c'est un fait.
Je recherche donc pour le moment une correspondance avec une personne cultivée et cérébrale qui envisage éventuellement d'avoir du plaisir à sentir un gros ventre bedonnant et velu claquer contre son petit postérieur. "
Intraitable :
"Bonjour
pas mal ces lingeries mais j aprécie qu'une femme ne porte pas de culotte
J aime me faire obeir sans d'éternelles et pitoyables discussions
suis a clamart pas loin
50a mince bcbg cérébral exigeant et endurant"
Compliqué :
"Tu es typiquement le genre de fille qui me plaît mais à qui je ne plais pas du tout et que je ne supporterais pas plus de 10 secondes dans la vie.
Enfin, en même temps, si j'ai l'impression que tu es un fille plutôt originale et donc intéressante, il me semble que pour quelqu'un qui promet l'orgie alors que sa sexualité à plutôt l'air de se résumer à la masturbation, c'est pas très convaincant. Tu en conviendras (ou pas, j'm'en fous).
Et puis, qu'est-ce que vient faire une artiste (-tellement de gens se disent artistes aujourd'hui que pour l'être vraiment ou en tout cas pour être vraiment original, il suffirait presque de le taire...-) bobo un peu intello (et qui aime bien le montrer ou encore qui fait montre) sur un site de cul plutôt gras ? Qu'est-ce que tu crois qu'on en a à foutre que t'aies lu Dostoïevski ? Et Georges Bataille ... à moins que tu veuilles qu'on te pisse dessus ?! Quant à Bukowski, trop galvaudé. (Hank, j'crois qu'il t'aurait sodomisée à sec. Et tu serais repartie en pleurant sans demander ton reste). Truffaut, Godard, ... pff ! l'archétype de la rebelle des beaux quartiers.
Bon, voilà. Je vais pas essayer de te séduire. Ce ne serait que pure perte de temps !
Adieu, laure-gi-bier des gogos bobos bonobos."
Coach sportif :
"Bonjour Ted pompier de Paris au physique athlétique spécialiste de gymnastique desireux de faire votre connaissance est ce possible??? Je suis libre dans la semaine si ça vous dit ??? Bizzzz"
Inconstant :
"Salut,
Je ne viens jamais ici, je suis homo mais j'aimerais bien rencontrer des femmes mais elles sont souvent trop prude. Donc si je t'intéresse tu peux me joindre sur msn.
J'espère à bientôt."
Démon de midi :
"Bonjour,
Après avoir longtemps adoré les dames plus âgées et rondes, je suis devenu fatalement moi même un homme mûr qui, passé la quarantaine, commence à fantasmer paradoxalement sur une femme plus jeune : c'est un peu cliché mais c'est un fait.
Je recherche donc pour le moment une correspondance avec une personne cultivée et cérébrale qui envisage éventuellement d'avoir du plaisir à sentir un gros ventre bedonnant et velu claquer contre son petit postérieur. "
Pan ! Dans l'œil !
«Voici ma pine et mon foutre
c’est l’élan de mon cœur
mais montre-moi ton con
auprès de la fenêtre»
Benjamin PÉRET, 1929.
c’est l’élan de mon cœur
mais montre-moi ton con
auprès de la fenêtre»
Benjamin PÉRET, 1929.

Lorsqu’ils visitent le Philadelphia Museum of Art, beaucoup de spectateurs passent à côté d’Étant donnés : 1° La Chute d’Eau / 2° Le Gaz d’Éclairage — l’œuvre se trouve dans une petite salle sombre, adjacente à la salle consacrée au Grand Verre et aux autres œuvres de Marcel Duchamp. Le sol est tapissé de moquette, conférant à l’endroit une atmosphère feutrée que l’on ne retrouve pas dans le reste des salles consacrées à l’art du XXème siècle, car le parquet y fait résonner les pas des spectateurs.
D’Étant donnés, on ne voit d’abord que la porte, une porte en bois massive, à deux battants, que rien ne semble pouvoir ouvrir.
Si l’on s’approche un peu au lieu de retourner sur ses pas, on verra se dessiner deux points lumineux rompant avec la pénombre ambiante. Ce sont deux petits trous, forés dans le bois de la porte. La distance qui les sépare l’un de l’autre correspond à l’écartement moyen des yeux humains.
La curiosité et le mimétisme faisant leur œuvre, les yeux du spectateur iront s’accoler aux œilletons de la porte. La lumière est alors si vive comparée à la pénombre de la salle où il se trouve que c’est tout juste si le spectateur ne fait pas un bond dans une autre dimension. Il se trouve projeté devant une scène pour le moins étrange, un spectacle qui tient du diorama autant que du peep show.
Car ce qu’il voit à travers une mandorle de pénombre, à travers l’échancrure percée dans le pan d’un mur de briques rouges, c’est un corps inanimé — celui d’une femme nue, couchée sur le dos, au milieu d’un enchevêtrement de branchages desséchés. Derrière elle, un paysage de collines et d’arbres dont le bleu du ciel est à peine troublé par quelques nuages moutonneux.
Mais ce qu’il voit surtout, c’est que cette femme écarte les jambes vers lui, révélant ainsi ce qui reste habituellement caché — sa cuisse gauche est un peu relevée tandis que sa jambe droite se projette vers lui, presque une ligne de fuite.
Ce qui, en premier lieu, s’est offert à sa vue à travers les œilletons de la porte, c’est une vulve baignée par la lumière : il n’y a pas de zones sombres, pas de toison brune dissimulant les replis intimes. La vulve est dévoilée, lisse et bombée, mise à nu par l’épilation. Et puis, une fois passée la stupéfaction initiale, le spectateur regardera plus attentivement, se rendant compte que le sexe qui s’ouvre devant lui ne ressemble pas exactement à ce qu’il a pu voir de l’anatomie féminine en général, c’est plus une vision de l’ordre de la blessure.
Troublé, il dirigera son regard vers le paysage, cherchant des indices, une explication...
Ses yeux s’arrêteront sur la lampe à gaz que la femme tient à bout de bras, il en émane une faible lumière verdâtre. Étrange, que fait cette lampe au sein d’un espace aussi lumineux, se demandera-t-il avant que son attention ne se porte sur la main qui serre le manche du bec de gaz ; les doigts sont grossièrement représentés et la main en devient presque obscène, quelque chose d’inquiétant s’en dégage, il ne saurait dire quoi...
Soudain, à droite du bec de gaz, il aperçoit la chute d’eau, scintillante et mouvante, elle semble presque réelle, mais lui ne s’en laisse pas compter, il est déjà allé dîner au restaurant chinois, et a vu maintes fois de semblables cascades se déverser éternellement sur fond de chromos soigneusement encadrés.
Ses yeux se reportent vers le sexe, il se prend à imaginer pareille cascade inondant les replis de cette vulve... lorsque sa rêverie prend fin, il scrute à nouveau le corps étendu face à lui ; étudie la peau claire et grumeleuse, un peu fissurée par endroits, remarque la mèche de cheveux blonds qui dissimule le visage du mannequin, le sein gauche qui s’étale sur les brindilles, la touffe de poils blonds qui orne l’aisselle gauche.
Sans trop y croire, il essaye de se déplacer afin d’apercevoir, qui sait, un morceau de visage, un petit bout d’épaule droite ; mais il ne voit rien de plus, ses yeux sont corsetés par les œilletons.
La porte ne s’ouvrira pas. Elle est condamnée.
Vue du dispositif tiré duManual of Instructions for Marcel Duchamp Étant donnés : 1° La Chute d’Eau / 2° Le Gaz d’Éclairage,
Philadelphia Museum of Art
Sur Marcel Duchamp :
http://www.marcel-duchamp.com/
http://www.toutfait.com/
mardi 15 septembre 2009
Sous les jupes des filles

J'aimerais vous faire partager deux visions très différentes issues d'un même fantasme universellement répandu : voir sous les jupes des filles.
Ce fantasme a donné lieu à bien des réclames vantant les mérites de lunettes soit-disant conçues pour voir à travers les vêtements.
Las, ce sont des pièges à gogos, tout le monde sait ça !
Aujourd'hui, sur le web, il existe un moyen de satisfaire ce désir inavouable : cette initiative d'un particulier remporte un immense succès. Qui n'a pas entendu parler de Guess Her Muff ?
Pour ceux qui ne connaissent pas encore, c'est un blog tenu par un véritable passionné — j'ai été fort étonnée d'apprendre que toutes les photos qu'il publie font partie de sa collection personnelle — proposant aux curieux de tout poil de tenter de deviner à quoi peuvent bien ressembler les chattes de toutes ces femmes qui posent devant l'objectif, habillées de pied en cap et vaquant à leurs occupations de tous les jours.

Une fois l'hypothèse émise, il suffit de cliquer sur un lien, et là, comme par magie, la demoiselle apparaît complètement dévêtue, adoptant même, parfois, des positions défiant les lois de la gravité !
Pas étonnant qu'un tel blog puisse susciter de fortes addictions, en particulier chez la gente masculine...
À cette démarche de collectionneur s'oppose celle d'un artiste, Reynald Drouhin, qui, dans une œuvre de 2005 sobrement intitulée Mise à nu, met en scène ce fantasme tout en instillant dans le dispositif un effluve de frustration ; il suffit de caresser ces femmes qui passent à toute vitesse, raides comme des piquets, avec la flèche de votre souris et elles perdent instantanément leur vêtements. Pour peu que vous vous essayiez à cliquer, vous les verrez de dos. Avec davantage de dextérité vous parviendrez même à ralentir le rythme du défilement.

Or, la mauvaise résolution des images frustre la pulsion scopique et, contrairement à celles de Guess Her Muff, ces femmes ne s'offrent pas ; elles restent froides et droites, inaccessibles, numériques. Elle ne sont pas véritablement des êtres faits de chair, mais d'incomplets fantasmes, d'obscurs alignements de 0 et de 1.
Pas de dimension haptique dans cette œuvre donc, pas d'assouvissement pour le spectateur non plus, seulement un concentré de pulsion scopique, immédiatement déçue mais renouvelable à l'infini.
Ce fantasme a donné lieu à bien des réclames vantant les mérites de lunettes soit-disant conçues pour voir à travers les vêtements.
Las, ce sont des pièges à gogos, tout le monde sait ça !
Aujourd'hui, sur le web, il existe un moyen de satisfaire ce désir inavouable : cette initiative d'un particulier remporte un immense succès. Qui n'a pas entendu parler de Guess Her Muff ?
Pour ceux qui ne connaissent pas encore, c'est un blog tenu par un véritable passionné — j'ai été fort étonnée d'apprendre que toutes les photos qu'il publie font partie de sa collection personnelle — proposant aux curieux de tout poil de tenter de deviner à quoi peuvent bien ressembler les chattes de toutes ces femmes qui posent devant l'objectif, habillées de pied en cap et vaquant à leurs occupations de tous les jours.

Une fois l'hypothèse émise, il suffit de cliquer sur un lien, et là, comme par magie, la demoiselle apparaît complètement dévêtue, adoptant même, parfois, des positions défiant les lois de la gravité !
Pas étonnant qu'un tel blog puisse susciter de fortes addictions, en particulier chez la gente masculine...
À cette démarche de collectionneur s'oppose celle d'un artiste, Reynald Drouhin, qui, dans une œuvre de 2005 sobrement intitulée Mise à nu, met en scène ce fantasme tout en instillant dans le dispositif un effluve de frustration ; il suffit de caresser ces femmes qui passent à toute vitesse, raides comme des piquets, avec la flèche de votre souris et elles perdent instantanément leur vêtements. Pour peu que vous vous essayiez à cliquer, vous les verrez de dos. Avec davantage de dextérité vous parviendrez même à ralentir le rythme du défilement.

Or, la mauvaise résolution des images frustre la pulsion scopique et, contrairement à celles de Guess Her Muff, ces femmes ne s'offrent pas ; elles restent froides et droites, inaccessibles, numériques. Elle ne sont pas véritablement des êtres faits de chair, mais d'incomplets fantasmes, d'obscurs alignements de 0 et de 1.
Pas de dimension haptique dans cette œuvre donc, pas d'assouvissement pour le spectateur non plus, seulement un concentré de pulsion scopique, immédiatement déçue mais renouvelable à l'infini.
mercredi 9 septembre 2009
Oh my gode !

Vous le savez peut-être déjà, il existe tout un tas de perversions sexuelles bizarres et incongrues dont les appellations pourraient éventuellement émouvoir un membre de l'Oulipo en rut. Je ne pouvais pas continuer d'ignorer plus longtemps le sujet...
Après de longues et non moins pénibles recherches documentaires, je me suis familiarisée avec la thématique, ainsi, je me permets d'attirer votre attention sur le fait que nos bonnes vieilles perversions sexuelles sont en voie de disparition et tendent à devenir des "paraphilies" ; une désignation tellement politiquement correcte qu'elle pourrait parfaitement convenir pour décrire une attirance déraisonnée pour la couleur bleue, les fleurs séchées ou même les tartelettes aux fraises, mais passons...
Et penchons-nous dès aujourd'hui sur le cas de la staurophilie, qui vient du grec ancien stauros c'est-à-dire cruciforme et phileo, qui signifie aimer. Pour simplifier, il s'agit d'une attirance sexuelle immodérée envers les croix et les crucifix.
En découvrant l'existence d'une telle perversion, j'ai compris bien des choses qui jusqu'ici me semblaient profondément mystérieuses, notamment la véritable vocation de tous ces crucifix accrochés au dessus des lits dans les maisons de campagne. Non, ces tordus ne croient pas en dieu, ils sont justes plus malins que vous et moi !
Un crucifix n'a pas besoin d'être planqué dans le tiroir de la table de nuit au même titre qu'un vulgaire sex-toy Rabbit à double rotation inversée. Il peut rester accroché au mur, accessible en toute occasion, sans risque pour son heureux propriétaire d'être jugé, qui par la femme de ménage, qui par le médecin de campagne !!!
Simple, mais il fallait y penser.
Sur le même sujet voir ici
mardi 21 juillet 2009
Sprite, mauvais goût ?
Cette pub pour Sprite a beau être un fake, elle soulève tout de même quelques questions importantes :
Les femmes seraient-elles plus intéressées par la fellation si le sperme avait un goût de soda ? Boire beaucoup de Sprite permet-il de modifier le goût de son sperme ?
Cette (fausse) pub est-elle de mauvais goût ?
Toujours est-il qu'en ce moment, sexe et soda semblent faire bon ménage dans l'esprit des publicitaires, j'en veux pour preuve cette campagne Orangina à l'érotisme étrange et teinté de zoophilie.
Naturellement pulpeuse ? Vraiment ?...
Remarquez, ça fait sûrement plus vendre qu'un slogan dans le goût de "Sprite, naturellement riche en bulles ET en spermatozoides" !
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