mardi 15 septembre 2009

Sous les jupes des filles


J'aimerais vous faire partager deux visions très différentes issues d'un même fantasme universellement répandu : voir sous les jupes des filles.

Ce fantasme a donné lieu à bien des réclames vantant les mérites de lunettes soit-disant conçues pour voir à travers les vêtements.
Las, ce sont des pièges à gogos, tout le monde sait ça !

Aujourd'hui, sur le web, il existe un moyen de satisfaire ce désir inavouable : cette initiative d'un particulier remporte un immense succès. Qui n'a pas entendu parler de Guess Her Muff ?

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, c'est un blog tenu par un véritable passionné — j'ai été fort étonnée d'apprendre que toutes les photos qu'il publie font partie de sa collection personnelle — proposant aux curieux de tout poil de tenter de deviner à quoi peuvent bien ressembler les chattes de toutes ces femmes qui posent devant l'objectif, habillées de pied en cap et vaquant à leurs occupations de tous les jours.


Une fois l'hypothèse émise, il suffit de cliquer sur un lien, et là, comme par magie, la demoiselle apparaît complètement dévêtue, adoptant même, parfois, des positions défiant les lois de la gravité !
Pas étonnant qu'un tel blog puisse susciter de fortes addictions, en particulier chez la gente masculine...

À cette démarche de collectionneur s'oppose celle d'un artiste, Reynald Drouhin, qui, dans une œuvre de 2005 sobrement intitulée Mise à nu, met en scène ce fantasme tout en instillant dans le dispositif un effluve de frustration ; il suffit de caresser ces femmes qui passent à toute vitesse, raides comme des piquets, avec la flèche de votre souris et elles perdent instantanément leur vêtements. Pour peu que vous vous essayiez à cliquer, vous les verrez de dos. Avec davantage de dextérité vous parviendrez même à ralentir le rythme du défilement.


Or, la mauvaise résolution des images frustre la pulsion scopique et, contrairement à celles de Guess Her Muff, ces femmes ne s'offrent pas ; elles restent froides et droites, inaccessibles, numériques. Elle ne sont pas véritablement des êtres faits de chair, mais d'incomplets fantasmes, d'obscurs alignements de 0 et de 1.
Pas de dimension haptique dans cette œuvre donc, pas d'assouvissement pour le spectateur non plus, seulement un concentré de pulsion scopique, immédiatement déçue mais renouvelable à l'infini.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

merci pour ce site... certaines jouent vraiment le jeu en haute définition, la 972 par ex.

Séverin a dit…

Je me demande encore comment des (ou un ? J'ai pas regardé s'il y avait un About us) gars arrivent à obtenir des photos comme ça, et avec le sourire en prime la plupart du temps... J'aurais dû faire marketing décidément. L'œuvre est conséquente, dédiée comme d'autres blogs au sexe et à la pubis-ité (haha), mais on ne peut vraiment pas dire qu'elle déclenche des élans poétiques impérissables chez ses contemplateurs (faut voir le niveau des commentaires...).
S'il est impossible de deviner à quoi peuvent ressembler les parties charnues (et d'ailleurs les photos ne les montrent pas forcément), l'érotomane peut s'amuser à spéculer sans y risquer sa bourse sur les tendances épilatrices de ces demoiselles et dames, et vite le statisticien se pointe et dit que ça vaudrait le coup de réellement mesurer les fréquences des tendances qu'il croit deviner.
En gros quatre écoles de jardinage : grosse touffe de la jungle, savane arborée due à des défrichages anthropiques relativement récurrents, jardin à la française souvent réduit à une allée plantée menant au grand canyon (vulgairement surnommé ticket de métro) et le grand désert tendance faille du Rift.
Les règles sont les suivantes : au vu de la première photo, on parie sur l'une des quatre possibilités et on mesure l'écart par rapport à la réalité, soit pile-poil on est vraiment trop fort, soit juste une catégorie près, c'est quand même pas si mal tout de même, soit c'est franchement à côté et là on se dit oui mais bon c'est n'importe quoi aussi j'y suis pour rien je reste trop fort d'ailleurs à la prochaine hahaha ce sera tout bon. Bien sûr, des âmes pointilleuses feront remarquer que pour gonfler ses stats, on aurait tout intérêt à choisir les réponses intermédiaires puisqu'on on ne peut obtenir qu'un décalage d'un seule catégorie au pire, mais non, ici on ne triche pas.
Les résultats, sur un échantillon de 100 (et c'est un peu chiant à la longue, j'en étais étonné) : 47 % tout bon, 35 % un coup à côté, et 18 % seulement dans les choux. Bref, plus de 8 fois sur 10, à la tronche de la cliente, on peut deviner sans trop se tromper. Mais ça, c'est juste la stat globale, parce qu'en fait c'est très variable selon les personnalités et styles des dames. Là où il n'y a pas trop de risque, c'est avec les fausses blondes, un brin à franchement vulgos : à tous les coups, tout a disparu. Je ne sais pas si c'est pour éviter une faute de raccord quant à la couleur ou pour définitivement pencher du côté de la représentation de l'actrice de porno de base. Il y a aussi une certaine relation entre épilation des sourcils et grand ménage plus bas, mais ça n'est cependant pas toujours vérifié. Les plantages concernent essentiellement les pubis foisonnants (13 sur 18) pour lesquels il est impossible de trouver un profil type. En fait le plus difficile c'est avec la girl next door qui sourit gentiment dans son vieux petit pull préféré ou devant la porte de sa chambre (#860 ou #895 par exemple) : là c'est la roulette russe, il n'y a pas de règle. Les dernières représentantes du fameux mystère féminin, sans doute.

Laure a dit…

La seule chose que je trouve à répondre à ça c'est : "Obsédé !"
Cependant, je reconnais que ta démarche n'est pas totalement dénuée d'intérêt sociologique en termes d'essai d'élaboration d'une typologie. Encore bravo pour tes efforts donc !
Alors buisson ardent ou mont chauve ? Où vont vos préférences monsieur le chercheur ?

Séverin a dit…

Ah ben ça me change, généralement, la gent féminine me traite de "Pervers !!!" (oui oui, avec trois points d'exclamation).
Oh, je n'ai pas vraiment d'idées préconçues en la matière. A la rigueur, je dirais que les deux cas extrêmes ont leurs inconvénients. Le buisson ardent, même lavé par la Mère Denis, quand il n'est jamais jamais élagué en longueur va immanquablement sentir le vieux pipi. De temps en temps ça peut être amusant, mais bon à la longue ça peut aussi lasser. Quant au mont chauve, quand vient la repousse (assez rapidement en général), qui s'y frotte (ce qui est toujours tentant évidemment), s'y pique, et pas qu'un peu, notamment chez les brunes. On se remémore alors le petit hérisson de la pub de Scotch Brite, qui certes prenait bien son pied, mais qui lui avait la chance de ne pas devoir y frotter le bout de son nez. Celle qui te dit après une bonne demi-heure de cunnilingus au cours de laquelle tu as déployé toutes tes techniques pour qu'elle jouisse vite : "Hmm, c'était bon, j'ai fait durer au maximum la montée de mon orgasme...", elle a des chances de devoir par la suite être le cobaye de tes pires fantasmes SM.